El Taco del Diablo, dernier né des food trucks à Bordeaux

A son retour des Etats-Unis, Philippe Saint-Jeannet a créé le food truck « El Taco del Diablo » et a reçu le Prix de l’entrepreneur de Bordeaux 2013 dans la catégorie seconde chance.

Focus sur Hadj Seddak, lauréat du Prix de l’Entrepreneur de Bordeaux 2013

Rencontre avec Hadj Seddak, fondateur d’ILA, l’Institut de Langue Arabe. Depuis 2 ans, ILA propose aux particuliers et aux entreprises une méthode accessible à tous pour apprendre l’Arabe. Hadj Seddak est  lauréat du Prix de l’Entrepreneur de Bordeaux 2013 dans la catégorie Quartiers et Diversité.

Palmarès des Prix de l’entrepreneur de Bordeaux 2013

Les lauréats des Prix de l’entrepreneur de Bordeaux 2013 sont désormais connus. « Ouverture » pourrait être le thème de cette nouvelle cuvée : ouverture à l’international et à la diversité (culinaire et linguistique), ouverture vers les nouvelles technologies, vers d’autres manières de consommer, de connaître et d’échanger.

Catégorie « Quartiers et Diversité »

L’Institut de Langue Arabe de Bordeaux, fondé par Hadj Seddak et hebergé au sein de l’espace de coworking CoolWorking, propose un enseignement dynamique et ludique, imprégné d’un savoir-faire unique, basé sur une expérience de près de 10 ans d’enseignement ainsi qu’une connaissance développée de la pédagogie et de son fonctionnement. Ce savoir-faire lui permet aujourd’hui de proposer de savoir écrire, parler et posséder les premiers éléments de discussion arabe en seulement 20h.

photo des trois lauréats

Entretien avec Hadj Seddak :

« Plus jeune, j’étais motivé par l’envie de connaître mes origines, j’ai donc décidé d’apprendre la langue arabe seul, alors que j’étais encore électricien. Cette découverte m’a ouvert sur 2 mondes, le monde orientale et le monde tout court. Paradoxalement la culture du monde arabe véhiculé par sa langue m’a permis de m’ouvrir d’avantage à la culture française. C’est en enseignant que je m’aperçois que l’arabe, depuis de nombreuse années, subit une double marginalisation.

Alors que, pour des raisons historiques et sociétales, elle est l’une des langues les plus parlées en France, elle tient une place minime sur les bancs de l’école publique. En 2009, seuls 222 professeurs l’enseignaient, et à peine plus de 6.000 collégiens et lycéens l’étudiaient, sur un total de plus de 5 millions d’élèves. Face à ce déficit, de nombreux jeunes – environ 60.000 chaque année – se tournent vers des associations religieuses ou des mosquées.
 
Cette situation empêche les échanges traditionnellement liés à l’enseignement d’une langue et contribue à creuser les clivages déjà existants. L’enseignement de la langue arabe se retrouve en quelque sorte prise en otage par cette situation. A travers l’Institut, je souhaite entreprendre un travail de démarginalisation : offrir la possibilité à tous d’accéder à la pratique de la langue arabe et redonner à cette dernière une place de choix.

Le second principe qui préside la création de l’Institut est la vulgarisation. Les solutions rapides que je propose reposent sur une idée simple : la pédagogie liée à l’enseignement de cette langue nécessite d’être revue de fond en comble. Rendre accessible la pratique de la langue arabe ne peut pas faire l’économie d’une révision des méthodes jusqu’à présent utilisées et jugées peu efficaces par de nombreux experts. C’est à travers un apprentissage nouveau et revisité que l’Institut enseigne cette langue : aller directement à l’essentiel, axer sur la pratique, les jeux et l’échange. Cette pédagogie conçue grâce à de profondes connaissances linguistiques et une expérience éprouvée fait déjà ses preuves depuis plusieurs années.
 
L’objectif visé est alors de démystifier l’apprentissage d’une langue qui, depuis des siècles, souffre de nombreux préjugés et reste souvent associé dans l’imaginaire collectif à quelque chose de compliqué. Ouvrir cet étau est souvent l’occasion, pour les élèves qui nous rejoignent, d’ouvrir également les yeux sur un monde (arabo-musulman) en pleine mutation ou une culture bien souvent mal comprise. L’Institut se donne donc également comme objectif de rendre plus intelligible une culture, une histoire et une société faisant encore trop souvent l’objet de raccourcis et de représentations erronées ».

Catégorie « Seconde Chance »

El Taco Del Diablo, 1er taco truck gourmet à Bordeaux, vous fait voyager le temps de votre pause repas avec ses délicieux tacos californiens. Le Combi VW de 1976 de Philippe Saint-Jeannet, aménagé aux normes d’hygiène et de sécurité, se déplace pour tous vos évènements : anniversaire, party, inauguration, repas d’entreprise, festival, etc. Au menu, Tacos et burritos gourmets, quesadillas, salades californiennes et desserts maison, préparés à la demande et confectionnés uniquement à partir de produits frais issus de producteurs locaux.

Catégorie « Coup de Coeur »

2-30 Medias est une entreprise en plein essor, spécialisée en e-marketing et fondée sur un business model novateur et ambitieux. Gérée depuis 2011 par Arnaud Cottin et Charles Antoine Idrac, cette start-up (située à la Pépinière éco créative des Chartrons) conçoit et édite des sites thématiques à destination des particuliers, pour les accompagner dans leurs choix tels que le chiffrage des besoins et l’établissement de devis.

Lire l’article sur emploi-bordeaux.fr

Prix de l’entrepreneur de Bordeaux 2013

A vos candidatures ! Le Prix de l’entrepreneur de Bordeaux 2013 est un concours gratuit dont le but est de valoriser les créateurs bordelais. Les inscriptions sont ouvertes jusqu’au 31 juillet 2013.

Depuis 5 ans, la Plateforme de l’initiative récompense et valorise ainsi les jeunes entreprises installées sur la commune de Bordeaux, notamment celles en provenance des quartiers prioritaires de la Ville (ZFU, ZUS, CUCS). Plus de 50 dossiers parviennent chaque année.

Le Prix de l’entrepreneur s’adresse aux créateurs :

  • âgé d’au moins 18 ans ;
  • ayant créé leur entreprise depuis moins de 3 ans, quel que soit le statut juridique et le domaine d’activité (hors franchise et associations);
  • résidant ou ayant domicilié leur siège social à Bordeaux.

3 catégories sont décernées :

  • « Quartiers & Diversité » : pour des entrepreneurs résidant dans l’un des quartiers « prioritaires » de la Ville de Bordeaux et/ou issus d’un autre pays.
  • « Deuxième chance » : destinée aux créateurs possédant une précédente expérience professionnelle significative (salarié; indépendant; fonction publique; etc.).
  • « Coup de cœur du jury » : récompense un projet ayant séduit le jury et n’intégrant pas les 2 catégories précédentes.

Le gagnant de chaque catégorie remporte 3 000 € + des lots offerts par nos partenaires (formations, adhésions à des clubs d’entreprises locaux, aide au développement du projet, etc.) + un parrainage par un(e) chef d’entreprise expérimenté(e). La remise officielle du prix aura lieu lors du Village de la création d’entreprise, le 19 Septembre 2013 à la Maison cantonale de La Bastide.

Télécharger le dossier de candidature

Gaëlle Hamé, coup de coeur du prix de l’Entrepreneur de Bordeaux 2012

Gaëlle Hamé, coup de coeur du prix de l’Entrepreneur de Bordeaux 2012, a fait de son projet professionnel un défi personnel.