Colas Michard : « J’hérite d’un poste, pas d’une entreprise »

A 33 ans, Colas Michard s’apprête à reprendre les rênes de l’entreprise familiale Michard-Ardillier, un commerce de chaussures haut de gamme créé en 1978 dans le centre ville de Bordeaux. Une transmission d’activité en forme de défi pour cet ex-designer graphique.

Colas Michard - Crédit DR

Colas Michard – Crédit DR

Chez les Michard, on vend des chaussures depuis 1890 et cinq générations.

Une dynastie de chausseurs implantée sur les marchés, d’abord, puis en boutique : la première ouvre à Périgueux en 1920, suivie par une huitaine d’autres dans toute la région. Celle de Bordeaux, située rue Sainte-Catherine près de l’Opéra, fait florès depuis 1978 en misant sur la chaussure haut de gamme homme-femme-enfant. Elle compte 25 salariés, commercialise 40 000 paires de chaussures par an et a enregistré en 2013 un chiffre d’affaires de 4 millions d’euros.

La « petite affaire » familiale, devenue un pilier du commerce indépendant bordelais, a remporté récemment le trophée des Etoiles du commerce décerné par l’association La Ronde des Quartiers.

Colas Michard, 33 ans, le fils aîné des fondateurs, y creuse son sillon depuis 8 ans et se prépare à racheter l’entreprise parentale.« On hérite peut-être d’un savoir-faire ou d’un poste, mais pas d’une entreprise : j’ai dû murir, me former à la gestion, intégrer le conseil d’administration, comprendre les bilans… Aujourd’hui, je m’apprête à prendre un emprunt sur plusieurs décennies pour devenir actionnaire majoritaire. Et je ne peux pas me planter : il va falloir faire mieux que mes parents », lance-t-il dans un sourire.

« J’ai eu le déclic »

Formé à Bordeaux à la communication visuelle, l’ex-grapheur de talent s’est longtemps imaginé ailleurs qu’aux manettes d’un commerce de chaussures. « Je suis entré dans le jeu par le biais de la communication digitale, puis j’ai participé aux achats : créer une collection cohérente de 80 marques de chaussures en pensant à sa clientèle, c’est passionnant car très créatif. J’ai eu le déclic », se souvient Colas.

Aujourd’hui très à l’aise dans son costume de chef d’entreprise, il parle « stratégie d’investissement », « process de travail », « agencement des produits » et « marketing digital ». Se désole d’une saison hivernale en demi-teinte. Consacre 50 heures par semaine au magasin et « y pense tout le temps » lorsqu’il en sort.

« J’ai appris à bien connaître les produits et leur fabrication, les fournisseurs, les attentes des clients. Il y a un aspect technique inhérent au commerce de chaussure qui ne s’invente pas : pour pérenniser l’activité du magasin, il fallait que la reprise s’effectue en interne. Pour mes parents qui ont eu beaucoup de propositions d’achat du commerce, la transmission à un enfant n’était pas acquise d’avance : il a fallu que je m’investisse », confie le dirigeant.

Colas Michard mûrit ses projets : agrandir la boutique, faire évoluer son site internet. Il a embarqué sa compagne dans l’aventure et dit avoir « les pieds accrochés pour 30 ans à la rue Sainte-Catherine ». La boutique Michard-Ardiller vit un tournant, mais sans bouleversement.« Cette Etoile du commerce décernée par la Ronde des quartiers me met en valeur, elle me légitime. Ca marque un passage de relai », souligne le jeune commerçant avec gratitude.

La bonne santé du commerce bordelais

Projets de centres commerciaux, promotion du petit commerce et attractivité du centre-ville de Bordeaux : dans son édition datée de mai 2014, le magazine Table et Cadeau consacre 4 pages à la dynamique commerciale de notre ville et donne la parole à Jean-Charles Bron, ancien adjoint au maire en charge du commerce et de l’artisanat.

« Bordeaux un hypercentre dynamique » 
Ce « magazine de référence pour l’ensemble des professionnels du marché de l’art de la table, du culinaire, du cadeau, de la décoration et leurs environnements », dresse un portrait plutôt flatteur de l’activité commerciale et artisanale de notre ville : projets de deux nouveaux centres commerciaux (Berges du Lac et Promenade Sainte-Catherine), action de l’association La Ronde des quartiers de Bordeaux au profit des commerces de proximité, bonne santé des magasins haut de gamme, opérations séductions des grandes enseignes commerciales… Le magazine souligne que « Bordeaux compte près de 6 000 commerçants et artisans – premier secteur d’emploi de la ville –, dont près de 1 300 en centre-ville. (…) Le centre-ville a bénéficié d’une rénovation urbaine (voies piétonnes, Tram…) alliée à une redynamisation du commerce ».

« Prix Procos du Meilleur circuit marchand de centre-ville »
Interviewé par Peggy Cardin-Changizi, l’ancien adjoint au maire désormais à la retraite, Jean-Charles Bron (commerce et artisanat), évoque les nombreuses actions soutenues par la Ville et menées en partenariat avec La Ronde des Quartiers de Bordeaux : « (…) Des animations (Les Epicuriales, Vos commerçants fêtent le printemps, le Bon Goût d’Aquitaine…), des outils de promotion (site Internet, réseaux sociaux, charte écocommerçants…) et l’organisation de conférences et des formations ». Interrogé sur les moyens mis en œuvre pour maintenir l’attractivité du centre-ville, l’ancien élu rappelle que « depuis juillet 2008, la ville a mis en place un droit de préemption sur les fonds de commerce, fonds artisanaux et baux commerciaux. Un dispositif destiné au maintien de la diversité des activités commerciales et artisanales ».

« La ville a remporté en janvier le prix Procos du Meilleur circuit marchand de centre-ville, dans la catégorie “Villes de plus de 200 000 habitants”, devant Lyon et Toulouse » rappelle aussi Jean-Charles Bron. « Ce prix était décerné pour la première fois. Il repose sur le CA moyen des magasins des artères principales (Ndlr : de 45 % supérieur au CA moyen des chaînes), le taux de présence d’enseignes nationales, le taux de vacance de pieds d’immeubles et d’autres critères (marchandisage, accessibilité, parkings…). ».

Il conclue l’entretien en confirmant l’arrivée de « Lego, Hollister, Swarovski et Monop’ » dans l’îlot Promenade Sainte-Catherine, et évoque le futur quartier des Bassins à flot, qui sera notamment « composé de 25 000 m² de commerces et de la future Cité des Civilisations du Vin. »

Louez votre robe de soirée avec Maiadress

Et si plutôt que d’acheter une robe, vous la louiez ? L’idée peut paraître saugrenue. Et pourtant pas tant que ça quand on y réfléchit. Après tout, on a rarement l’occasion de porter deux fois, la robe de princesse achetée pour le mariage de la cousine Berthe.

Chez Maiadress, quelle que soit l’occasion pour laquelle vous souhaitez la porter ou le budget dont vous disposez, vous avez de grandes chances de trouver la robe, qui, telle Cendrillon, vous mettra en valeur le temps d’une soirée et en plus, ne moisira pas dans votre placard ensuite. Ce concept de location de robes chics a été lancée par Cécile Suil, au mois de mai dernier. Cette jeune femme passionnée de mode a toujours rêvé de travailler dans l’univers du luxe et de créer sa propre entreprise. Un mariage réussi avec le lancement de Maiadress…

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Bordeaux, meilleur circuit marchand de centre-ville

La fédération pour l’urbanisme et le développement du commerce spécialisé a dévoilé, jeudi 16 janvier, les lauréats des Prix Procos 2014. La ville de Bordeaux a obtenu le Prix « Meilleur circuit marchand de centre-ville » dans la catégorie « villes de plus de 200 000 habitants » lors de cette 22e cérémonie de remise des Prix Procos.

Ce prix nouvellement créé par la délégation générale Procos et le Comité d’organisation des Prix était décerné pour la première fois. Il repose sur la mesure des chiffres d’affaires de la rue principale, des chiffres d’affaires moyens par point de vente, du taux d’enseignes nationales, du taux de vacance. La cohérence du parcours, le merchandising, l’accessibilité, les parkings et transports sont également pris en compte…

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Commerce : Des sous-vêtements à vos mesures

Un soutien-gorge sur mesure spécialement adapté à la morphologie des fortes poitrines, c’est ce que propose Cathy Carrasco dans sa boutique «Gourmandise».

Passionnée de lingerie, la jeune femme d’à peine 22 ans, a décidé de monter sa propre boutique après avoir constaté dans ses précédents emplois, les difficultés que rencontraient certaines femmes pour trouver des sous-vêtements adaptés à leurs mensurations. « Je travaille avec des fournisseurs espagnols » explique Cathy. « Ce sont des fabricants que je vais rencontrer régulièrement pour choisir mes modèles. Ces marques sont peu connues en France, pourtant elles proposent de la qualité à un prix plus abordable que les marques françaises.»Un soutien-gorge coûte en effet de 64€ à 75€ selon la taille, sans supplément de prix pour un article réalisé sur mesure…

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Entrepreneuriat : les étoiles du commerce et de l’artisanat de Bordeaux

A Bordeaux, le commerce de proximité affiche un véritable dynamisme et cela ne se sait pas assez ! Ce constat, c’est celui que dressait l’an dernier la Ronde des Quartiers, l’association des commerçants de la ville. Pour remédier à cet état de fait, elle a donc décidé, en collaboration avec la Caisse d’épargne Aquitaine Poitou-Charente, son principal partenaire financier, de lancer en septembre 2012 un concours destiné à récompenser les entreprises les plus dynamiques de la capitale girondine.

Baptisé «les étoiles du commerce et de l’artisanat de Bordeaux», ce challenge a connu un franc succès, selon la Ronde des Quartiers, en recueillant près d’une centaine de dossiers de candidature sur le millier d’adhérents qu’elle compte. Fin novembre, dans le cadre majestueux du hall de la Chambre de Commerce et d’Industrie (CCI), place de la Bourse, une soirée de gala a permis de récompenser les lauréats des quatre catégories en lice. « L’idée, c’est de mettre en avant le formidable travail de fourmi que réalisent au quotidien les commerçants et artisans, explique Eric Malezieux, le directeur de la Ronde des Quartiers. La plupart des gens ne voient que les grandes enseignes et ne réalisent peut-être pas le temps que les commerçants et artisans consacrent à leur activité, la passion avec laquelle ils font leur travail. Sans oublier que dans la période de crise actuelle, beaucoup d’entre eux investissent, créent de l’emploi. C’est bien de le souligner. »

Quatre prix attribués

Fort du succès de cette première édition, la Ronde des Quartiers et la Caisse d’épargne ont donc décidé de renouveler l’expérience cette année, avec l’objectif d’en faire un rendez-vous récurrent. Depuis la semaine dernière et jusqu’au 30 septembre, les commerçants et artisans de la ville sont invités à déposer leurs dossiers de candidature. Le choix des lauréats sera effectué par un jury de professionnel mais aussi par le public, invité à voter sur le site internet du concours, du 4 au 21 octobre…

Dossiers de candidature

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