Darwin lauréat du prix national d’architecture citoyenne en 2013

[Article Sud Ouest] L’Unsfa (Union nationale des syndicats français d’architectes) a créé en 2001 un Prix du projet d’architecture citoyen, qui salue, chaque année en France, une démarche « concertée, exemplaire, témoignant d’un effort de coproduction ».

Pour cette édition 2013, le jury de l’Unsfa a décidé d’accorder ce prix à des Bordelais : les porteurs du projet Darwin, écoquartier dévolu à l’économie verte et aux cultures urbaines, en train d’émerger dans l’ancienne caserne Niel, quai de Queyries.

« Une philosophie »

Rappelons qu’une soixantaine d’organisations (entreprises et associations) ont à ce jour rejoint ce biotope. L’Unsfa, dans un communiqué publié hier, a salué « une philosophie entrepreneuriale alternative et la recherche de la sobriété écologique. »

À l’occasion de cette distinction, Philippe Barre, patron d’Évolution, la société mère de Darwin, et Jean-Marc Gancille, directeur du développement durable, ont expliqué comment ils essaient de faire grandir ce projet en réseau : avec les institutions (un comité de pilotage avait lieu tous les mois et demi), avec les locataires des espaces de travail (réunis dans une association, Les Darwiniens, qui tient son AG le 17 octobre), avec les riverains (les associations bastidiennes organisent par exemple souvent leurs réunions dans les locaux de Darwin), avec des personnalités qualifiées (à travers un comité de soutien), avec des interlocuteurs internationaux (le site est régulièrement visité par des délégations venues d’autres villes européennes), ou encore en se rapprochant, depuis quelques semaines, d’autres lieux bordelais qui se veulent novateurs (Les vivres de l’art, l’Iboat, le Garage moderne…)…

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L’Ecole d’Architecture de Bordeaux fête ses 40 ans

Installé depuis 1973 à Talence, l’établissement fête ses quarante ans cette semaine. S’il forme des constructeurs, il ouvre aussi sur quantité de métiers divers.

De 1973, on retient en général le décès de Picasso, le premier vol commercial d’Airbus, l’occupation de l’usine Lip par ses ouvriers ou le coup d’État du général Pinochet au Chili. L’installation de l’école d’architecture de Bordeaux sur le campus de Talence, la même année, n’a pas laissé de trace dans la grande Histoire, ce qui est normal. Elle a en revanche marqué la chronique locale. Séparée de l’école des Beaux-Arts depuis 1968, l’école d’archi quittait ses baraquements provisoires du quai Sainte-Croix et emménageait chez elle, dans un bâtiment signé par l’un de ses plus briants représentants, Claude Ferret.

Cette marche vers l’autonomie s’est accompagnée en quarante ans d’un mouvement de diversification. C’est un fait peu connu du grand public, mais les architectes formés par l’école de Bordeaux ne font pas tous le même métier à la sortie. 65 % des diplômés se lancent dans la maîtrise d’œuvre (la construction au sens large), 35 % font autre chose : du graphisme, de la recherche, de l’enseignement, de l’écriture, des images de synthèse, de la médiation culturelle, etc. Sans oublier ceux qui optent pour le paysage, puisque depuis 1991, Bordeaux est avec Lille l’une des deux seules écoles de France qui forment des architectes et des paysagistes. Bref, l’établissement est moins bétonné qu’on le croit…

Programme complet des festivités étalées du 3 au 6 octobre

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