Immobilier à Bordeaux : le prestige ne connaît pas la crise

« Bordeaux a un fort potentiel. Nous sommes au début d’une histoire », lance Virginie de Kerhor, 41 ans, l’une des associées de Bordeaux Montaigne Immobilier.

Cette agence locale de biens de prestige a été fondée en 2011 par Juliette Ferrasse Champeil, 32 ans, diplômée d’une école de commerce et issue d’une famille du milieu. Deux ans après, le chiffre d’affaires atteint déjà 500 000€. Avec « seulement » 19 ventes, réalisées en un an : un immeuble de 1 100 m² quai des Chartrons, un appartement de 160 m² cours Georges Clémenceau…

Le phénomène n’en est qu’à ses prémisses, la capitale de l’Aquitaine attire de plus en plus les étrangers – en particulier les Américains, les Libanais – et les Parisiens, séduits par ses belles façades du XVIIIe siècle et le cadre de vie (le Bassin d’Arcachon à une heure et les Pyrénées à deux heures). D’autant plus qu’à Paris, le marché de l’immobilier de luxe fléchit depuis 2012. Les prix, entre 8 500 et 13 000 euros le mètre carré, dans des quartiers comme le Marais semblent à leur plus haut niveau. Ce qui commence à faire fuir les investisseurs.

Les quadras aux Chartrons 

A Bordeaux, au contraire, la marge de progression resterait importante, selon ces professionnelles. La communauté urbaine va voir sa population passer de 750 000 à un million d’habitants en 2030 et la prochaine LGV va rapprocher Bordeaux à une heure de Paris. Ceci étant, aujourd’hui il faut déjà compter 6 500€ le mètre carré dans des secteurs comme la Place de la Bourse.

Les profils des acheteurs sont variés. Il y a les couples de quinquagénaires recherchant des biens dans le fameux « Triangle d’or » (le cours Georges Clémenceau, le cours de l’Intendance et les allées de Tourny) avec tous les services : parkings, ascenseurs, bâtiment sécurisé…
Les quadras, quant à eux, préfèrent les Chartrons, qui leur rappellent le « Marais » parisien. « Mais, après ils découvrent que l’on peut avoir une belle maison avec un jardin à Bordeaux (Caudéran…), ce qui nous permet de faire une deuxième vente », précise Juliette Ferrasse Champeil. Enfin, il y a un certain de nombre de femmes seules qui sont en quête d’appartements d’exception d’environ 80 m²…

Lire la suite de l’article de Nicolas César sur bordeaux7.com

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