[VIDEO] « Il faut repenser en profondeur la création de valeur ». Michel Combes, CEO d’Alcatel Lucent

Venu partager avec les entrepreneurs bordelais sa vision de l’innovation en France et en Europe, le dirigeant d’Alcatel Lucent les a encouragé, le 16 décembre dernier, à remodeler leurs entreprises autour de nouveaux modèles et compétences. Retour sur cette rencontre en une vidéo chapitrée.
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Launchpad Bordeaux : comment Google va faire décoller 12 startups locales

Du 2 au 6 février prochain au Node, douze startups bénéficieront des conseils de mentors ponctués d’exercices pratiques afin d’accélérer le développement de leur projet. Un programme concocté par la firme californienne en collaboration avec l’association bordelaise Aquinum. L’appel à candidature est lancé.

Un Launchpad Google organisé à Paris en octobre dernier

Un Launchpad Google organisé à Paris en octobre dernier

Après Berlin, Londres, Paris et Barcelone, le 5e Launchpad européen est organisé à Bordeaux du 2 au 6 février prochain. Présentation en quatre questions de ce programme d’accélération conçu par Google.

A quoi sert un Launchpad ?

Eviter les erreurs, confirmer un concept et rencontrer le succès : voilà l’objectif d’un Launchpad Google. Il s’agit d’un programme d’accompagnement gratuit visant à aider des porteurs de projets à peaufiner leur idée de produit ou de service en les confrontant à des experts.

En cinq jours seulement, ils doivent approfondir le développement marketing et technique de leur projet. Certains moments sont ouverts au public. A l’issue de la semaine, chacun pourra assister à la présentation des projets et mesurer ainsi l’efficacité de ce programme d’accompagnement.

Que se passe-t-il durant un Launchpad ?

Quatre thèmes de travail sont développés en 5 journées composées de prises de paroles de mentors, présentation des projets des startups et ateliers d’approfondissements thématiques. Ce programme intensif doit permettre aux startups de mieux définir leur offre : proposition de valeur centrale du produit, mise en avant de l’offre de valeur à la cible, définition de l’expérience utilisateur, enjeux du développement technique.

Qui sont les mentors ?

Reconnus pour leur haut niveau d’expertise sur les plans technique, marketing ou en création de business, une trentaine d’experts seront présents tout au long de la semaine cpour accompagner les porteurs de projets, chacun assurant la journée correspondant à sa spécialité. Parmi eux, sont déjà annoncés le développeur indépendant David Gageot ; Marc C. Lange, CEO de Crowdflow, expert en big data ou encore Edgar Chaput, fondateur de Songuru, un service de recommandations musicales.

Qui peut être candidat ?

Le launchpad est un programme destiné aux startups en phase de démarrage, disposant déjà d’un produit mais dont la stratégie marketing n’est pas définitive et qui n’a peu ou pas de revenus. Son équipe est constituée, comporte un responsable technique, et travaille à plein temps sur le projet.

 

Pour présenter sa candidature au comité de sélection : http://launchpad.aquinum.fr/startups

 

Rencontre avec Michel Combes, CEO d’Alcatel-Lucent

Wiidii : le « compagnon de vie » virtuel made in Bordeaux

L’engouement pour les assistants virtuels est en plein essor, notamment dans le monde de l’entreprise. Avec le développement de l’intelligence artificielle, le recours aux services d’assistance à distance devrait encore progresser, et les services proposés s’améliorer. C’est le pari de l’application mobile Wiidii, développée par Cédric Dumas et ses sept salariés.

cedric dumas wiidii

Fondateur et gérant depuis sept ans d’une conciergerie privée haut de gamme (Rêvexo-C), Cédric Dumas est un spécialiste de la relation client : « On a acquis un savoir faire précieux pour Wiidii : trouver des solutions très rapidement à des problèmes très concrets ». Ce type de service, concède l’entrepreneur, ne s’adresse toutefois pas au grand public : question de coût et de culture, la conciergerie privée reste perçue comme un luxe pour les plus fortunés.

Avec Wiidii, qui intègrera en janvier 2015 le bouquet de services du Bordeaux Metropole City Pass proposé par l’Office de tourisme de Bordeaux, Cédric Dumas a voulu créer « un assistant personnel de type compagnon de vie accessible à tous (10€ par mois avec test gratuit pendant une semaine, ndlr) et simple d’utilisation grâce à la technologie de reconnaissance vocale : je parle, il me répond », explique l’entrepreneur. Wiidii est disponible sur l’Appstore et Google Play depuis quelques mois.

Service « sur mesure » et personnalisé

Les applications comme Siri, intégrée par Apple dans son iPhone courant 2011, ou Google Now (2012) ont ouvert la voie et démocratisé l’usage de la commande vocale du téléphone mobile. « Mais, pour moi, ce ne sont pas des assistants personnels. Il s’agit de donner des instructions à son smartphone : chercher des informations sur le web, consulter l’état du trafic, lire des messages reçus, etc. », pointe Cédric Dumas.

Wiidii, qui combine les savoir faire d’un être humain à la puissance d’automatisation des machines, mobilise des procédés d’analyse sémantique et d’intelligence artificielle pour gérer des demandes complexes. L’assistant peut répondre à des milliers d’utilisateurs à la fois, qu’il tutoie et nomme par leur prénom.

Il conseille des lieux, prend des rendez-vous, recherche des informations précises et diverses, aide à la réservation. Le tout en un temps réduit : de quelques secondes à 6 minutes maximum. Une sorte de couteau suisse des temps modernes pour un usage en mobilité : idéal pour des touristes à la découverte de Bordeaux. Le grand public pourra également tester l’application dès janvier dans le Living Lab de Cap Sciences.

wiiwii app ecran« L’application comprend l’expression orale courante et dialogue avec l’utilisateur. Au fil du temps, elle le reconnaît et peut personnaliser ses réponses et propositions. Elle s’adapte à sa manière de parler, à ses goûts et à ses critères, par exemple pour réserver un restaurant ou choisir un itinéraire en voiture. L’humain, lui, vérifie que l’algorithme ne se trompe pas dans les réponses qu’il apporte », détaille le créateur.  La base de données (« confidentielle et cloisonnée », selon Cédric Dumas) enregistrant toutes les informations des utilisateurs de l’application de Wiidii enrichit la qualité du service grâce au recoupement d’informations.

Cédric Dumas, qui a réalisé une levée de fonds d’amorçage de 150 000 euros, envisage « un développement exponentiel » de la rentabilité de son entreprise et des embauches à la clé. Il compte s’implanter en France via les acteurs institutionnels du tourisme et les entreprises. Il vise enfin un marché plus restreint mais auprès duquel Wiidii prend tout son sens : les personnes malvoyantes, pour du guidage en temps réel.

L’application a déjà conquis un millier d’utilisateurs.

[DOSSIER] Création d’entreprises : comment Bordeaux est devenue une ville d’entrepreneurs

Pas une semaine sans que ne fleurisse dans les médias un palmarès laudateur pour Bordeaux distinguée « ville préférée des cadres », « où il fait bon étudier » et comptant parmi « les plus prisées dans le tourisme d’affaires »

Un regard sur des chiffres récemment publiés par l’Insee sur la création d’entreprises en France ajoute une distinction de plus au tableau d’honneurs de la capitale de Gironde. En ces temps de crise économique, Bordeaux apparaît comme l’une des villes les plus dynamiques de France sur le plan entrepreneurial. 

campement

Le Campement, Darwin l’écosystème de la Caserne Niel

[Datavisu] Les chiffres clés de la création d’entreprises à Bordeaux (lire l’article)
Accompagné au sein de la pépinière Le Campement et lauréat des Résidences de l’innovation, Alexandre Petit, co-créateur du projet Alogia, souligne l’impact positif de ces dispositifs d’aide à la création d’entreprises…


[Entretien] Alexandre Petit, créateur du projet Alogia : « S’insérer dans un réseau est la meilleure carte à jouer »
 (lire l’article)
La Ville de Bordeaux développe une politique d’accompagnement à la création d’entreprises très volontariste eu égard aux compétences d’une commune. 


[Carte interactive] Pépinières et hôtels d’entreprises : Bordeaux aux côtés des créateurs (lire l’article)
Sur notre carte interactive, retrouvez les implantations, capacité d’accueil et contacts des lieux d’accompagnement à la création et au développement d’entreprises de la Ville de Bordeaux.

Pépinières et hôtels d’entreprises : Bordeaux aux côtés des créateurs

Pépinières, hôtels d’entreprises, espace de travail collaboratif : la Ville s’attache à conforter des conditions favorables à l’entrepreneuriat, et à la création d’entreprises en particulier. Tour d’horizon des dispositifs qu’elle anime et soutient.

Une soixantaine d’entreprises et plusieurs centaines d’entrepreneurs ou salariés occupent actuellement les quelques 3000 mètres carrés de bureaux et espaces d’activité mis à leur disposition par la Ville de Bordeaux dans le cadre de sa politique de soutien à l’entrepreneuriat.

Selon leur typologie, ces lieux offrent à leurs occupants des conditions favorables pour l’émergence de leur entreprise ou le développement de leur activité : loyer accessible, moyens techniques, offre structurée d’accompagnement, mise en réseau, etc.
La Ville associe, pour l’animation de ces dispositifs, des partenaires divers spécialisés dans les secteurs d’activités concernés.

Les trois pépinières thématiques

Ces pépinières d’entreprises abritent actuellement près de 40 entreprises :

  • Pépinière artisanale Bordeaux Sainte-Croix dédiée aux artisans et aux services à la personne qui font le pari de l’hyper centre en y adaptant leur activité. Deux véhicules utilitaires électriques et de petit gabarit sont mis à disposition des entreprises pour leurs interventions dans le centre. Créée depuis 8 ans et gérée par la Chambre de métiers, elle offre une capacité d’accueil de 9 entreprises avec quatre ateliers et 5 bureaux.
  • Pépinière Le Campement (Darwin) dédiée à l’économie sociale et solidaire (ESS), l’innovation d’usage, le développement durable, l’économie créative. Gérée par un pool de partenaires animé par le groupe Evolution, elle mobilise notamment l’ »association Bordeaux Aquitaine Pionnière pour l’accompagnement des entreprises.

Les deux Hôtels d’entreprises

Ils accueillent actuellement 18 entreprises :

  • Hôtel d’entreprises Brazza (multifilière), confié en gestion à Domofrance
  • Hôtel d’entreprises G2 (filière numérique), géré directement par la Ville

L’espace de coworking

Le Node : 200 professionnels utilisent de manière récurrente cet espace collaboratif situé dans l’hyper-centre ville et dédié aux acteurs de l’économie numérique. Le lieu a été confié à l’association AQUINUM dans le cadre d’une convention d’objectifs suite à un appel à candidatures. Cette association est représentative des professionnels indépendants du numérique.

La carte interactive des dispositifs d’aide à la création d’entreprise de la Ville de Bordeaux

Retrouvez les implantations, capacité d’accueil et contacts des lieux d’accompagnement à la création et au développement d’entreprises de la Ville de Bordeaux.

Rencontrez le CEO d’Alcatel Lucent le 16 décembre à Bordeaux

Michel Combes animera le 16 décembre prochain la 2e édition d’un rendez-vous initié par la Ville, dont l’objectif est de favoriser l’échange direct entre dirigeants locaux et un « grand témoin » acteur de l’économie nationale et internationale.

Michel Combes - crédit Arnaud Olszak
Vous pensez que le partage d’expérience est un levier de dynamisme, d’innovation et de croissance ?

Dans le cadre de sa politique de développement économique, la Ville de Bordeaux a initié depuis septembre 2014 un nouveau rendez-vous trimestriel dont l’objectif est de favoriser le partage d’expériences et l’échange d’idées entre dirigeants locaux et un chef d’entreprise d’envergure nationale et internationale.

Le 16 décembre prochain, à 8h30 à l’Athénée Municipal, c’est le CEO d’Alcatel Lucent, Michel Combes, qui animera la 2ème édition de ce rendez-vous, apres Philippe Bourguignon en septembre dernier.

Nous vous invitons à  vous inscrire dès à présent (nombre de places limité) : http://goo.gl/forms/TLoJVzlwIB

Leader mondial des télécoms et des réseaux

Michel Combes, 52 ans, est le directeur général d’Alcatel-Lucent depuis le 1er avril 2013, après plus de vingt ans d’expérience dans les télécommunications et fort d’une solide culture internationale.

A la tête d’Alcatel Lucent, groupe international présent dans près de 130 pays, Michel Combes a engagé un plan stratégique de repositionnement de l’entreprise pour en faire le leader mondial des télécoms et des réseaux, notamment via ses activités dans le cloud computing, l’IP et le très haut débit mobile et fixe.

Son expérience de dirigeant de multinationales et sa réussite dans le redressement d’Alcatel Lucent confèrent à sa vision de la mutation digitale de l’Europe et à la mise en œuvre de l’innovation dans l’entreprise , une pertinence et une crédibilité exceptionnelles.

Diplômé de l’Ecole Polytechnique et de l’Ecole Nationale Supérieure des Télécommunications, Michel Combes a débuté sa carrière en 1985 aux Etats-Unis au sein de France Télécom. Il a par la suite dirigé plusieurs entreprises .

 

Alexandre Petit, créateur du projet Alogia : « S’insérer dans un réseau est la meilleure carte à jouer »

Accompagnée au sein de la pépinière Le Campement (Darwin), l’équipe du projet Alogia est aussi la première à intégrer Les Résidences de l’innovation créées par Cap Sciences. Une double marque de reconnaissance et l’opportunité de synergies nouvelles pour Alexandre Petit et Numa Jequier, jeunes entrepreneurs. Entretien.

Les deux créateurs d’Alogia rêvaient d’entreprendre depuis plusieurs années. Incubée à Nantes alors qu’Alexandre était encore étudiant, accueillie à la pépinière Le Campement début septembre, l’équipe est également lauréate des Résidences de l’innovation, dispositif initié et animé par Cap Sciences.

Alexandre Petit

La toute jeune entreprise, créée en juin dernier, a aujourd’hui l’ambition de développer des solutions de services innovants autour des nouvelles technologies dans le but de favoriser le maintien à domicile des séniors.

Après avoir été accompagné par un incubateur au début du projet, que peut encore apporter à Alogia une pépinière d’entreprises comme Le Campement ?

Dans un parcours de création d’entreprise, il est très difficile de se retrouver tout seul après avoir été accompagné dans la phase d’incubation. Notre intégration au sein du Campement, projet à visée sociétale, est pour nous très positive en termes de rayonnement, et dans la mesure où on bénéficie d’un accompagnement très professionnel pour le développement de notre entreprise. La mise en réseau avec d’autres acteurs, professionnels ou publics, est aussi très stimulante. Cette synergie est pour nous la dimension la plus importante : en un mois seulement, nous projetons déjà des collaborations avec d’autres entreprises de la pépinière.

Vous intégrez jusqu’à mi-janvier Les Résidences de l’innovation créées par Cap Sciences. En quoi ce dispositif est-il complémentaire, dans ce parcours de création accompagné ?

C’est grâce au Campement que nous avons pu être candidat pour intégrer les Résidences. Au cours des prochaines semaines, nous allons utiliser les ressources de Cap Sciences pour élaborer un projet en collaboration avec l’autre entreprise lauréate (agence Zem, spécialiste en design industriel, ndlr) : les machines outils du Fab Lab, l’espace de test grand public qu’est le Living Lab et les supports de communication du Studio. Notre projet est de concevoir le prototype d’une maquette 3D d’un appartement témoin qui montrera les solutions innovantes d’aménagement de l’habitat des personnes âgées, ainsi que de matérialiser cette maquette en miniature. Nous souhaitons réaliser ce support avec le matériel mis à disposition par Cap Sciences. Ce sera un support de communication de nos savoir-faire.

Selon vous, quelles sont les clés de réussite d’un processus d’innovation pour un jeune créateur ?

L’insertion dans un réseau nous parait cruciale, c’est la meilleure carte à jouer. Cela permet d’accéder à une communauté d’experts, à des opportunités nouvelles pour le développement de l’entreprise, à des moyens de communication… Le fait qu’Alogia soit accueillie au Campement et maintenant par Cap Sciences est aussi une marque de reconnaissance de la qualité de notre projet. Cela a beaucoup de valeur.

[Datavisu] Les chiffres clés de la création d’entreprises à Bordeaux

Entre 2011 et 2013, Bordeaux a enregistré une progression du nombre de création d’entreprises de 7,7%. Une évolution remarquable dans un contexte national de ralentissement, qui la hisse au premier rang des communes centres des principales agglomérations françaises.

Avec un taux de création d’entreprises de 18,9% en 2013, Bordeaux monte sur la deuxième marche du podium français derrière Montpellier (qui toutefois perd 1,5 points) et maintient son niveau de 2011.

C’est la seule ville de France, avec Strasbourg, qui a maintenu cette pression créatrice.

Ce taux de création est même supérieur au taux girondin qui s’établit, en 2013, à 18,2%. Des scores bien supérieurs au taux national de création d’entreprises qui s’élevait en 2013 à 14,4%.

Bordeaux, qui rassemble 43% des sièges actifs marchands de la Communauté Urbaine enregistre 45% des créations ce qui donne un excellent dynamisme de la commune centre en matière de démographie d’entreprises et se distingue par une plus forte représentation des commerces et des services.

Bordeaux se classe même en tête des communes centres des principales agglomérations françaises en termes de créations brutes d’entreprises avec un taux d’évolution remarquable de 7,7% sur la période 2011-2013 (le taux de création brut est le nombre de créations d’entreprises rapporté au stock d’entreprises existant, ndlr).

Affichant en 2011 et 2013 une évolution de + 7,3% du nombre d’entreprises présentes sur son territoire, Bordeaux se place au 4e rang des villes françaises derrière Nantes (+8,6%), Paris (+8,5%) et Lyon (+7,5%).

Les auto-entrepreneurs représentent chaque année plus de la moitié des contingents de créateurs, et cette part va en augmentant. Le statut d’auto-entrepreneur a permis de faciliter la culture de création d’entreprise, de rendre visible des activités autrefois non déclarées, et représente souvent une phase transitoire proche du rôle que jouent les couveuses d’activités.

Source des données : Insee