Meilleurs ouvriers de France : la crème de l’artisanat français réunie à Bordeaux

Les Meilleurs ouvriers de France tiennent leur congrès national cette semaine à Bordeaux. Popularisé par des chefs cuisiniers médiatiques, le titre valorise le savoir faire d’artisans français dans 200 disciplines différentes. Avec un impact non négligeable sur les carnets de commandes.

 

« Un titre de Meilleur ouvrier de France dans les métiers de bouche, c’est 30 à 40% d’augmentation de son chiffre d’affaires. Dans l’industrie, les entreprises encouragent leurs salariés à se présenter au concours et défendent ainsi l’excellence de leur production. Il y a une dizaine de MOF chez le verrier Baccarat, par exemple, et d’autres encore chez Eurocopter ». Gérard Rapp, président de la Société nationale des Meilleurs ouvriers de France, vante fort les bénéfices de ce titre créé en France en 1929.

MOF presidents
Au-delà des valeurs qu’il véhicule (savoir faire « à la française », transmission, solidarité et entraide), le titre revêt un caractère de label auprès de la clientèle : « Une garantie de qualité à des tarifs pas forcément plus élevés. C’est le haut du pavé du monde ouvrier », poursuit Gérard Rapp, titré en 1976 dans la catégorie « imprimerie ». Délivrée tous les trois ans (8800 lauréats depuis la création), la médaille caractérisée par son cordon bleu-blanc-rouge exige des candidats des milliers d’heures de travail pour réaliser un ouvrage d’exception.

La Société nationale des Meilleurs ouvriers de France représente 1500 médaillés dans 200 disciplines de l’artisanat, de l’industrie et des services. Cette « amicale » a pour mission de les fédérer, de valoriser l’apprentissage et l’accompagnement des pairs dans le cadre des épreuves réservées aux apprentis. « L’employabilité des jeunes qui se présentent à notre concours est très forte », confirme Gérard Rapp.

La Gironde compte quelques 200 Meilleurs ouvriers de France parmi lesquels : le chef cuisiner François Adamski (Le Gabriel, place de la Bourse), le menuisier Mathieu Sarraud à Bordeaux-Bacalan (lire ci-dessous), la prothésiste-dentaire et formatrice Isabelle Dutel, le luthier Patrice Taconne (Grands-Hommes).

 

Témoignage d’un médaillé bordelais « Grâce au titre, mon carnet de commande est plein »

MOF Matthieu Sarraud

Le regard de Matthieu Sarraud s’illumine lorsqu’il évoque son titre de Meilleur ouvrier de France. Et sa passion d’exprime. Menuisier dans le quartier Bacalan (zone d’activités Achard), titré en 2007 à tout juste 30 ans, ce jeune artisan rêvait depuis toujours de la distinction. Un label unique gage d’ « excellence ». Il l’a remporté après un BEP, 10 ans de cours du soir au sein de la Société philomathique de Bordeaux et en réalisant un habillage de cheminée en bois « assez évolué » : 3000 heures de travail échelonnées sur un an et demie.

« Le titre a tout changé : j’ai créé mon entreprise et tout de suite touché une clientèle haut de gamme, aisée, en demande de projets techniques très intéressants. Par exemple, j’ai réalisé récemment un escalier monumental, mais aussi les portes du Château Pape Clément et de très belles portes dans le quartier historique de Bordeaux. Aujourd’hui, mon carnet de commande est plein, et je refuse de la clientèle. Le titre ouvre des portes, permet d’obtenir de l’aide plus facilement, par exemple pour avoir un local de travail. Mais le titre n’est qu’un début : je rêvais de réaliser de beaux ouvrages ; désormais, je me remets en question tout le temps et je continuerai d’apprendre mon métier toute ma vie. »

 

Le Congrès national des meilleurs ouvriers de France se déroule du 27 au 29 juin au Palais de la Bourse

Cette année, les évaluations nationales du concours Un des Meilleurs apprentis de France étaient organisées à Bordeaux (Hangar 14) en marge du congrès national de la Société nationale des meilleurs ouvriers de France. Elles permettent de distinguer des apprentis de moins de 21 ans dans 57 disciplines différentes, parmi 540 candidats ayant franchi les étapes des sélections départementales et régionales. Ils étaient 5000 inscrits au départ.

Les œuvres des candidats sont exposées au public les 27, 28 et 29 juin au Hangar 14. Accès libre et gratuit.

33entrepreneurs : 12 startups en compétition jeudi soir à Bordeaux

Sélectionnées à Bordeaux et en Europe par l’accélérateur 33entrepreneurs, douze startups du vin, de la gastronomie et du tourisme vont présenter jeudi soir leur produit ou service auprès d’un jury de dirigeants et d’experts. A gagner : une semaine de coaching pour booster leur croissance.

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Trois minutes pour convaincre. C’est le format imposé jeudi soir aux douze « pitcheurs » de l’EuropaTour pour remporter l’adhésion du jury et tenter de remporter une semaine de coaching au sein de l’accélérateur bordelais 33entrepreneurs. Parmi les participants, deux startups étrangères : Upaji (Los Angeles) et Wineta (Estonie). Quelques bordelais également, parmi lesquels François-Xavier Bodin (projet Linguali, solution de traduction en temps réel à travers le monde), Jean François Olive (projet Time To Lunch, l’ardoise du jour des restaurants directement sur son mobile) et Grégory Castelli (projet Phileas Sommelier, projet en lien avec l’univers du vin et de la restauration).

33entrepreneurs teste depuis janvier, à travers toute l’Europe, son concept de concours EuropeaTour qui lui permettant « de détecter des startups d’excellence dans le monde du vin, de la gastronomie et du tourisme afin de les aider dans leur développement », explique Vincent Pétré, community manager de 33entrepreneurs.

500 startups se sont portées candidates pour participer à l’un de ses « startup pitch contest » organisés à Londres, Munich, Lausanne, Venise et Saint-Raphaël. Mais c’est la première fois que 33entrepreneurs organise une édition dans sa ville de naissance. Un second round est d’ores et déjà programmé en décembre prochain. « Les meilleures startups grandissent à Bordeaux », affirme l’accélérateur en guise de slogan. Jeudi soir, le public et le jury composé d’experts et dirigeants d’entreprises du vin et du numérique, auront la charge de désigner le projet le plus prometteur.

« Nous y allons avant tout pour lever de nouvelles questions sur notre projet », explique François-Xavier Bodin, de Linguali. « Nous avons validé son potentiel économique mais nous avons encore beaucoup de travail pour le transformer en solution opérationnelle techniquement et commercialement. Bénéficier de coaching sur ces dimensions nous permettra d’identifier les faiblesses du projet et d’atteindre notre objectif de commercialiser Linguali dans six mois ».

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33entrepreneurs est un accélérateur de startups fondé par des entrepreneurs pour d’autres entrepreneurs. Il associe des investisseurs privés, des mentors (du monde entier) et des entrepreneurs passionnés. Son ambition : favoriser l’implantation à Bordeaux d’entreprises innovantes à fort potentiel de croissance. Pour cela, tout au long de l’année, l’accélérateur propose à ses pépites un accompagnement intensif mêlant investissement financier et mentorat de haute volée sur 3 à 5 mois.

L’événement bordelais « startup pitch contest » est ouvert au public à partir de 19h, jeudi 26 juin, dans les locaux de la société Millesima (Inscription)

Suivre 33entrepreneurs sur Twitter

Mentorat : ces entrepreneurs qui aident d’autres entrepreneurs

Ils accompagnent des choix stratégiques, apportent leurs conseils pour une levée de fonds ou aident à identifier un marché porteur… Les « mentors » de l’association Bordeaux Entrepreneurs misent sur l’échange direct entre créateurs d’entreprises numériques, avec l’espoir de favoriser l’émergence de champions. A l’occasion de la 1ère édition des Rencontres des Entrepreneurs, organisées mardi 17 juin par l’association Bordeaux Entrepreneurs, rencontre avec David Ducourneau (Kasual Business) et Benoît Droulin (Azendoo).

 

« A plusieurs, on trouve les solutions »
David Ducourneau, co-fondateur de Kasual Business

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 « J’accompagne des entrepreneurs de Bordeaux pour les aider à résoudre des problématiques de création, développement ou gestion de leur entreprise. A plusieurs, on trouve plus de solutions et je m’aperçois que nous nous posons tous les mêmes questions pratico-pratiques : comptabilité, organismes sociaux, finances, institutions publiques, etc. Cette démarche de mentorat entre entrepreneurs apporte du sens : les accompagnateurs publics d’entreprises n’ont pas notre expérience de terrain. L’accompagnement que je propose, qui est complémentaire, est fondé sur du vécu. 

Je ne m’investis pas du tout sur le plan capitalistique et je n’attends aucun retour direct sur investissement. Le temps que j’y passe, environ une demi-heure par jour, est rentabilisé par l’enrichissement que l’échange me procure. Donner c’est recevoir. Apporter de la valeur à un entrepreneur, lui permettre de transformer un choix stratégique ou technologique, c’est le voir réussir plutôt qu’échouer. Cette richesse intellectuelle et économique participe au développement d’un écosystème fort localement et nationalement. Cela, ça profitera à tout le monde. 

Il faut maintenant passer à une nouvelle étape de ces démarches de capital-conseil : se regrouper à plusieurs pour délivrer des analyses sectorielles expertes. Et investir financièrement dans des entreprises à potentiel. C’est le projet d’accélérateur que lancera en 2015 l’association Bordeaux Entrepreneurs. »

 

« Créer une startup, un exercice complexe »
Benoît Droulin, fondateur d’Azendoo

BDroulin« Dans le numérique, l’évolution est permanente : marketing, technologie, management… Il faut se faire coacher car il est très difficile d’acquérir toutes les compétences. A travers le mentorat, je transmets mon expérience personnelle de création et de gestion de startup. Cette activité prend des formes multiples : rendez-vous individuels une fois par semaine, conférences et petit-déjeuner avec l’association Bordeaux Entrepreneurs. Accompagner les startups sollicite une expertise spécifique car le numérique est un secteur très normé, avec ses propres codes et indicateurs. L’enjeu pour ces entreprises consiste à mettre en adéquation un produit ou service avec un marché, et à trouver le bon business modèle. C’est un exercice complexe. Les essais et les erreurs sont un passage obligé des startups, et les pivots de leur réussite. C’est très intéressant de guider les dirigeants dans ces cycles itératifs, avec l’objectif de raccourcir la période de test pour ne pas perdre trop d’argent. Cet accompagnement, qui est aussi un soutien moral, je n’ai pas eu la chance d’en bénéficier. Mon entreprise a failli mettre deux fois la clé sous la porte…

Les accélérateurs, comme celui porté par Bordeaux Entrepreneurs, auront pour effet de structurer un écosystème financier et d’expertises connecté avec le terrain. Cet environnement riche, dynamique, profitable à tous, permettra d’attirer des talents à Bordeaux. De nouveaux CDiscount peuvent émerger. Ce sera le retour sur investissement de notre action de mentorat. »

 

L’ « accélération d’entreprises » par Bordeaux Entrepreneurs

L’association « Bordeaux Entrepreneurs » créée l’an dernier par Julien Parrou (Concoursmania) et Brice Thébaud (Aliénor Partners) est née de la volonté d’un groupe d’entrepreneurs bordelais de créer un cadre d’action pour porter des projets concrets au bénéfice d’autres entrepreneurs, ainsi que des personnes susceptibles de se lancer dans l’aventure de la création d’entreprise.

L’association organise des rencontres et échanges autour du sujet. Elle porte également un des quatre projets bordelais d’ « accélérateur » d’entreprises, clés de voûte de la candidature de Bordeaux Métropole pour l’obtention du Label French Tech.

Value Feet, projet lauréat des 1ère Rencontre des Entrepreneurs

Value Feet, création de ferrures novatrices sur mesure pour chevaux de compétition (« sur mesure », c’est-à-dire adaptées à chaque sabot), est le projet « Coup de Coeur des Rencontres 2014 » organisé à Bordeaux le 17 juin par Bordeaux Entrepreneurs. Ses créateurs, les deux frères Rooryck, remportent des heures de conseil par Ernst&Young France et une visibilité presse.

A Bordeaux, une banque pas comme les autres

Le micro-crédit permet à des porteurs de projet de boucler un plan de financement pour lancer leur activité professionnelle : création, reprise ou développement d’entreprise. Experte dans ce domaine, la Caisse sociale de développement local de Bordeaux (CSDL) a soutenu la création de 225 emplois en 2013. Elle organise son assemblée générale vendredi 20 juin.

logo CSDL

C’est une vraie banque… pas comme les autres ! La Caisse sociale de développement locale de Bordeaux (CSDL) s’adresse à tous ceux qui ont besoin d’un coup de pouce pour créer leur emploi, développer une entreprise ou soutenir un projet de réinsertion. Son activité de microcrédit, menée depuis 1998, concerne aussi bien la petite entreprise que les personnes à titre individuel.

En 2013, elle a accordé un prêt financier à 332 porteurs de projet, pour un montant total de 1,3 millions d’euros. 60% de ces prêts ont eu vocation à soutenir la création (76%), la reprise (6%) ou le développement d’entreprises (17%). 225 emplois ont été créés grâce à son appui en Gironde, Lot-et-Garonne et Dordogne. 150 prêts ont été accordés sur le seul territoire girondin.

49% de femmes

Plus de 75% des personnes aidées par la CSDL en 2013 étaient en situation de recherche d’emploi. Autre chiffre notable, « 49% de nos emprunteurs sont des femmes. Elles rencontrent plus de freins que les hommes dans leur réinsertion professionnelle du fait de leurs obligations familiales et de parcours plus chaotiques sur le marché du travail », détaille Rebecca Owona Engali, responsable accompagnement à la CSDL. « Mais lorsqu’elles créent une activité, les femmes ont un état d’esprit bien à elles : plus passionnel, plus engagé. Moins focalisées sur le seul « business », elles cherchent à porter une cause ».

A 49 ans, jeune licenciée, Marie-Jeanne Trabi s’est lancée un défi : ne plus être salariée mais créer sa propre entreprise. Sans changer de secteur, l’auto-école, dans lequel elle évoluait depuis 30 ans, elle a mené tambour battant son projet d’ouvrir une agence au cœur du quartier du Grand Parc à Bordeaux.
En l’espace de quelques mois, Marie-Jeanne reprenait une vie professionnelle… en tant que patron. Le tout aidée par la CSDL, qui lui a consenti un prêt de 5000€, et pour laquelle elle ne tarie par d’éloges : « Les personnes de la CSDL en charge de l’accompagnement sont extraordinaires ! J’ai eu l’impression qu’elles m’attendaient. Leur soutien a été financier, mais aussi moral : elles m’ont encouragé, elles ont eu confiance en moi », s’enthousiasme Marie-Jeanne. Le prêt de la CSDL, moins coûteux qu’un prêt bancaire, a rendu son rêve réalisable mais surtout rentable à court terme. Marie-Jeanne se verse aujourd’hui « un bon salaire ».

MJ Trabi-CSDL

 

Marie-Jeanne Tarbi a créé une auto-école au Grand Parc avec le soutien de la Caisse sociale de développement local. Photo issue du reportage « Histoires de Femmes : 30 entrepreneures s’exposent ». Crédit CSDL.

12 000€ maximum sans garantie

Les prêts de la CSDL, plafonnés à 12 000€ sur 5 ans pour un projet d’entreprise, sont consentis sans autre garantie que la solidité du projet soumis au comité de crédit. Le bénéficiaire est accompagné tout au long du remboursement du prêt, afin d’optimiser ses chances de pérenniser son activité.

« Comme tout organisme prêteur, nous sommes exigent car nous nous attendons à être remboursé », confirme Rebecca Owona Engali. Le comité de crédit de la CSDL, composé de juristes, financiers, professionnels du management et de l’action sociale, siège plusieurs fois par an pour sélectionner les dossiers à soutenir et engager le dialogue avec l’emprunteur.

« Nos prêts sont assimilés à des fonds propres par les banques. Ils ont ainsi un effet levier pour engager des prêts bancaires complémentaires. Nous sommes convaincus de la pertinence de notre action dans la mesure où nous soutenons les plus fragiles, le plus souvent exclus du crédit. Nous ne sommes donc pas une concurrence pour les banques », défend la responsable.

« Par ailleurs, pour les projets les plus innovants, le système bancaire classique ne nous semble pas adapté car ces projets nécessitent un temps long de Recherche et Développement, et des besoins importants en communication. Ils peinent à trouver des financements », conclut-elle.

La CSDL, présidée par François-Xavier Bordeaux, est notamment soutenue par la Ville de Bordeaux, l’Etat, la Caisse d’Epargne Aquitaine Poitou Charente qui lui délègue trois professionnels à plein temps, le Crédit Municipal de Bordeaux. Elle travaille en lien avec des partenaires locaux tels les Chambres consulaires, boutiques de gestion, cabinets comptables ou banques.

L’assemblée générale annuelle de la CSDL aura lieu le vendredi 20 juin à 18 heures au Crédit Municipal de Bordeaux, 29 rue du Mirail 33000 Bordeaux.

➢ A venir :

Le Speed-Dating de l’Entrepreneur, lundi 7 juillet 2014 à 18h30, au restaurant La Robe.

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– Retrouvez la CSDL sur le Stand création d’activité au Forum Emploi de Bordeaux, le 25 septembre, place Pey Berland.

➢ Retrouvez la CSDL sur Facebook et Twitter

Cap sur FrenchTech : les atouts de Bordeaux

Regard sur les atouts maîtres de la candidature French Tech Bordeaux : les projets d’accélérateurs et la mobilisation des entrepreneurs au service de la croissance de l’écosystème digital. Une vidéo des étudiants de Digital Campus. Le dossier de candidature de Bordeaux Métropole pour l’obtention du label French Tech a été adressé y a quelques jours à la secrétaire d’Etat chargée du numérique.

Startup Assembly : les pépites de Bordeaux à découvrir jeudi et vendredi

Dans le cadre de l’événement national Startup Assembly, les « pépites » bordelaises du web ouvrent leurs portes. Objectifs : recruter stagiaires et collaborateurs, promouvoir leurs solutions, rencontrer des investisseurs, raconter leur aventure entrepreneuriale. Rendez-vous dans les Pépinières de Bordeaux dédiées à l’innovation et au Node.

« Startup ouvre ses portes à futurs collaborateurs ». Chez Multivote, jeune société installée à la Pépinière éco-créative des Chartrons, l’événement national Startup Assembly prendra moins la forme d’une journée « portes ouvertes » que d’un salon du recrutement. Signe d’une activité en plein développement, la startup recherche ses futurs collaborateurs ou stagiaires. Editrice d’une plate-forme de vote sur Internet sous forme de réseaux sociaux, elle lance un appel aux développeurs, community manager, commerciaux, etc.

Décliné jeudi et vendredi prochains à Bordeaux sous forme de rencontres, ateliers, jeux, démo, Startup Assembly fera la part belle aux aventures entrepreneuriales de tous horizons, placées sous le signe de l’innovation. Pour les startups, les objectifs sont multiples : promotion de solutions et expertises, rencontre avec des investisseurs, recrutement, co-construction de stratégies, etc. Une sorte de festival des jeunes pousses à fort potentiel, sans tête d’affiche désignée ni ligne artistique cloisonnée. Une très large diversité de domaines d’innovations est ainsi à découvrir pendant les deux jours de l’événement.

Notamment :

Au sein de la Pépinière éco-créative des Chartrons, 11 startups se mobilisent durant les deux jours.

Le Campement, Pépinière de l’éco-système Darwin dédié au développement durable et à l’économie sociale et solidaire, ouvre également les portes de quelques unes de ses « pépites ». Au Node, espace de coworking du quartier Saint-Pierre, les utilisateurs évoquent leurs projets, applis, compétences, services… L’évènement est entièrement gratuit, sur inscription.

Tous les rendez-vous en Aquitaine sur le site de Startup Assembly

Startup Assembly : la pépinière éco-créative de Bordeaux Chartrons ouvre ses portes

Dans le cadre de la Startup Assembly, qui réunira plus de 500 acteurs de la French Tech au niveau national, les jeunes entreprises innovantes de la pépinière éco-créative Bordeaux Chartrons ouvrent leurs portes au public les 12 et 13 juin prochains.

Le principe : Développer la culture d’entreprendre ! Durant deux jours, les entreprises accueilleront dans leurs locaux les visiteurs pour faire découvrir leur activité et l’entrepreneuriat de l’intérieur. Quels sont les parcours, les challenges, les doutes, les réussites d’entrepreneurs passionnés par leurs métiers ? Ce sera l’occasion de créer des moments uniques de rencontre, d’échanges et de partage. Et pourquoi pas de donner l’envie à d’autres de créer leur propre entreprise ?

Programme :

Jeudi  12 juin

Kizym : Plateforme web offrant aux artistes et aux fans la liberté d’échanger leur musique en choisissant eux-mêmes les formats audio et les tarifs.
09h00-12h00 / 14h30-17h30

Myam Agency : Agence de scénarisation, films de marque et évènements sur mesure.
09h00-12h00 / 14h30-17h30

180 Degrés Ingénierie : Atelier d’ingénierie environnementale au service de l’architecture et l’urbanisme.
10h00-12h00

Atelier Diptyque : Agence d’architecture
14h00-16h00

So Loon : Agence créative de réalité augmentée et design interactif.
14h30-15h30

Multivote : Plate-forme de vote sur Internet sous forme de réseaux sociaux en mode SAS.
14h30-18h30

Asylum : Création graphique, images de synthèse, films d’animation 3D pour l’architecture et l’immobilier.
15h00-16h00

Présentation de la pépinière : offres, critère de sélection, entreprises hébergées et accompagnées.
14h00-15h30

Vendredi 13 Juin

Petit-déjeuner de présentation de la pépinière : offres, critère de sélection, entreprises hébergées et accompagnées.
09h00-10h30

Aquitaine Culture : Association pour mission de contribuer au développement culturel et artistique en Aquitaine.
09h00-11h00

AND : Agence de conseil en communication digitale.
11h00-12h00

Boladream : Plateforme web permettant de participer activement au management de vrais clubs de football.
11h00-12h30

Weenove : Société éditrice d’une solution innovante de Business Intelligence.
14h00-16h00

Inscriptions gratuites ici

Le comptoir des lunettes, opticien privé à domicile à Bordeaux

Le comptoir des lunettes, mon opticien privé à domicile a été créé pour répondre aux besoins en lunettes des personnes à mobilité réduite mais aussi tous ceux qui n’ont pas de temps à perdre. Ainsi, plus besoin de se déplacer, c’est l’opticien qui vient chez le client, avec un choix de plus de 200 montures. A domicile, à l’hôpital, en maison de retraite ou au bureau, l’opticien se déplace jusqu’à son client.

Les mêmes services qu’en magasin, le confort en plus

Les avantages de cette nouvelle approche du métier d’opticien sont nombreux. Le client bénéficie de l’expérience et des conseils d’un opticien diplômé. Intervenant uniquement sur rendez-vous, l’opticien est donc 100 % à l’écoute de son client. De plus, l’opticien propose un choix de plus de 200 montures avec tous les services que l’on trouve en magasin (tiers-payant, garantie de 3 mois d’adaptation sur les verres progressifs, le service après-vente…) et tout cela sans bouger de chez soi !

Des lunettes de qualité et à tous les prix

Le comptoir des lunettes, mon opticien privé à domicile, propose tous types de montures (métal, plastique, percée…), avec des marques comme D&G, Henry Jullien, Porsche Design… et aussi des modèles de créateurs qui respectent tous les budgets pour que chacun puisse y trouver son bonheur sans faire de concession sur la qualité.

Une optique qualitative et éco responsable

Dans une cohérence de qualité et d’engagement citoyen, Le comptoir des lunettes, mon opticien privé à domicile a sélectionné des verres de qualité dont les performances sont largement reconnues par les professionnels de l’optique. L’opticien a fait également le choix d’équiper son atelier d’une meuleuse (pour tailler les verres) fonctionnant en circuit fermé afin d’éviter le gaspillage d’eau. Et, pour compléter cette démarche originale, les anciennes lunettes des clients sont recyclées et expédiées à des associations humanitaires.

Streaming musical : comment le Bordelais BlitzR détourne YouTube

Au départ destinée à la vidéo, la plateforme de diffusion est allègrement détournée pour servir de base de données, source intarissable pour le téléchargement ou le streaming. C’est le cas du service Blitzr, créé à Bordeaux par Pierre Anouilh, qui permet aux internautes de faire le tri parmi des centaines de millions de vidéos pour créer leurs playlists.

[…]

«Quand on a eu l’idée de Blitzr, on a vite écarté l’idée de faire comme Deezer ou Spotify, explique Pierre Anouilh, cofondateur de la plateforme installée à Bordeaux. Déjà, parce qu’on n’a pas des centaines de millions d’euros à payer aux labels. Et surtout, parce que nos habitudes d’écoute vont depuis longtemps vers YouTube. Pourquoi payer un abonnement 10 euros par mois à Deezer si on ne peut pas écouter Led Zep ou les Beatles ?» Le groupe de Jimmy Page est en effet en exclu chez Spotify et les albums des Beatles ne se trouvent légalement en version dématérialisée qu’en téléchargement chez Apple…

A terme, Blitzr compte également utiliser les discothèques de Bandcamp et SoundCloud, mais YouTube lui convient largement aujourd’hui. Le site fonctionne peu ou prou comme Deezer : on peut y chercher un artiste, accéder à sa discographie, faire des playlists, etc. Seule une petite fenêtre vidéo, en bas à gauche de l’écran, rappelle qu’on écoute depuis YouTube. «On a rencontré Google, qui est assez pragmatique vis-à-vis de ce que l’on fait, d’autant qu’on leur apporte du trafic et donc des revenus, continue Pierre Anouilh. Ils observent notamment la technologie qui nous permet de trier les centaines de millions de vidéos de YouTube pour reconstituer automatiquement des albums propres. On en a 5 millions aujourd’hui, auxquels on ajoute des biographies [qui viennent souvent de Wikipédia, ndlr] et des infos techniques. C’est un gros enjeu pour Google aujourd’hui, notamment s’ils veulent enfin lancer ce service de streaming via YouTube dont ils parlent depuis des années.»

Lire la suite de l’article de Sophian Fanen sur liberation.fr

Santé connectée : la startup bordelaise Goria veut devancer Apple

Sport, santé, bien-être : Goria centralise en un même lieu toutes les données de vos objets connectés et vos applications numériques. La start-up bordelaise, qui lance aujourd’hui sa plateforme, veut aller plus loin et bâtir une intelligence artificielle capable de donner des conseils à l’utilisateur en corrélant ces informations. Pour ce faire, Goria cherche à lever des fonds. Mais le temps est compté : à l’automne, Apple arrive sur ce marché…

Julien Daubert-Panasyuk et Sébastien Savater, associés dans le projet Goria, ont présenté leur plateforme ce mercredi matin dans les locaux de Bordeaux Entrepreneurs. Les deux jeunes associés, proche du mouvement French Tech Bordeaux, sont revenus sur la genèse de cette aventure démarrée dans les murs de 10h11, société bordelaise (800.000 € de CA attendus en 2014, une filiale au Canada) spécialisée dans la visualisation de données et dirigée par Julien Daubert-Panasyuk.

La plateforme Goria.me, accessible depuis un ordinateur ou une tablette, a été lancée officiellement ce matin. Sa proposition : « Rassembler l’ensemble des données sportives, de santé et de bien-être provenant des applications numériques et objets connectés en un seul lieu afin d’apporter une information intelligible pour l’utilisateur », décrit Julien Daubert-Panasyuk. Goria compte notamment surfer sur l’explosion annoncée des objets et capteurs connectés à Internet, qui sont 9 milliards dans le monde actuellement mais dont le nombre devrait quintupler d’ici à 2020 selon les analystes…

Lire la suite de l’article de Mikaël Lozano sur objectifaquitaine.latribune.com

Exoès lève 2 M€ et se dote d’un comité stratégique

Exoès boucle un nouveau tour de table. Cette fois, la société de Gradignan (33) renforce ses fonds propres à hauteur de deux millions d’euros, afin de lui permettre de se développer à l’international. Exoès a imaginé un système de récupération de la chaleur contenue dans les gaz d’échappement permettant de la transformer en énergie utile. L’entreprise s’est entourée d’un comité stratégique afin de l’accompagner.

Faut-il y voir un signe ? Cinq ans après sa création, à une époque où nombre de start-up ont passé l’arme à gauche, Exoès annonce de bonnes nouvelles. La société fondée par Arnaud Desrentes travaille depuis ses débuts sur un dispositif récupérant la chaleur des gaz d’échappement (plus de 30% d’un plein de carburant) et la transformant en énergie dite « utile », permettant à la fois des économies de carburant et une réduction significative des émissions de CO2. Sa première application concerne les poids lourds.

Exoès a recruté un comité stratégique expérimenté dans ses nouveaux défis internationaux. Il sera présidé par Pierre Lecocq, PDG d’un équipementier automobile réalisant plus de 2 milliards d’euros de chiffre d’affaires. Un très bon connaisseur du milieu, qui a occupé durant toute sa carrière des postes de dirigeants chez différents équipementiers de taille mondiale…

Lire la suite de l’article de Mikaël Lozano sur objectifaquitaine.latribune.fr

GT Logistics affiche une croissance globale de plus de 5% sur 2013

Le groupe de transport et logistique GT, piloté depuis Bassens par les frères Eric et Michel Sarrat, ne connaît pas la crise ! Malgré le contexte économique général il affiche une croissance globale de plus de 5% sur 2013. Indépendance financière, capital humain et agilité apparaissent comme les moteurs du succès et de la pérennité.

Eric et Michel Sarrat peuvent sourire. Malgré le contexte économique maussade, GT, leur groupe familial de transport et de logistique, affiche une croissance globale de 5% sur 2013. « L’ensemble des branches du groupe a progressé, et nous sommes passés d’un chiffre d’affaires de 157 à 166 millions d’euros, avec 2100 salariés et un parc de 1200 cartes grises » résume Eric. « Nous avons une profitabilité correcte et un investissement de 16,3 millions d’euros, pour l’essentiel sur les camions » complète-t-il. Voilà pour les fondamentaux du groupe créé par Gaston Trochery, le grand-père des deux frères aujourd’hui aux commandes…

Lire la suite de l’article de Pierre Sauvey sur aqui.fr

6,4 Md€ de CA annuel pour les industries alimentaires (hors vin) en Aquitaine

En Aquitaine, les industries alimentaires (hors vin), comptent 700 entreprises qui emploient 23.000 personnes et réalisent 6,4 Md€ de CA annuel. L’association qui les regroupe, l’Ardia, a depuis ce matin un nouveau président : Laurent Dufau, porteur d’un programme offensif pour la filière, notamment à l’export.

Après trois années de mandat, Thierry Blandinières (ancien DG du groupe coopératif Maïsadour, aujourd’hui directeur général de l’union InVivo, premier groupe coopératif agricole de France) a quitté, ce matin, la présidence de l’association Ardia, association régionale pour le développement des industries alimentaires, qui regroupe les acteurs du secteur agroalimentaire de la région Aquitaine.

Son successeur, Laurent Dulau, 50 ans, titulaire d’un doctorat en génétique, est le directeur général de Sturgeon, société girondine (Saint-Sulpice et Cameyrac), 1er producteur français et 3e producteur mondial de caviar (marque Sturia) qui réalise entre 8 et 9 M€ de CA/an, dont 60% à l’export.

C’est précisément son expérience de l’export que le nouveau président, adhérent depuis deux ans seulement à l’Ardia, entend mettre au service de la filière pendant son mandat. « Cette candidature est un acte politique pour moi. J’étais fatigué de voir le pays se plaindre alors que nous sommes sur un terreau économique fertile qu’il suffit juste de valoriser pour s’en sortir. Je place mon mandat sous le signe de la valeur ajoutée. Nous devons, pour cela, nous positionner sur l’innovation et la coopération »…

Lire la suite de l’article de Pascal Rabiller sur objectifaquitaine.latribune.fr

Levée de fonds de 1,7M pour les chercheurs de Muquans

À partir de la technologie des atomes refroidis, qui a valu un prix Nobel de physique au Français Claude Cohen-Tannoudji en 1997, Muquans (Talence – 33) développe des instruments de mesure de très haute précision. Ses premiers succès commerciaux viennent de lui permettre de lever 1,7 M€ pour accélérer son développement industriel.

Créée en 2011 par trois ingénieurs de l’Institut d’optique, Arnaud Landragin, Philippe Bouyer (actuellement directeurs de recherche au CNRS) et Bruno Desruelle, la société pessacaise Muquans (11 salariés, 500.000 € de chiffre d’affaires en 2013) est spécialisée dans le développement d’instruments de haute précision reposant sur l’utilisation d’atomes refroidis par laser, avec pour commencer un gravimètre quantique absolu et une horloge atomique. « Nous ne visons pas la révolution, mais l’évolution, l’avance technologique », expliquait à l’origine de la création de la société Bruno Desruelle, président de Muquans.

« De la même façon que nous sommes en mesure de développer une horloge atomique sans équivalent commercial destinée aux applications métrologiques, nous sommes en mesure de proposer une solution unique au monde en matière de gravimétrie, une innovation à destination des sociétés de géophysique ».

Les marchés de l’exploitation pétrolière et minière à l’affût

Les premiers prototypes de la société, qui est la première au monde à développer des solutions commerciales à partir de la technologie des atomes refroidis par laser, ont séduit des clients… et les investisseurs. Muquans, qui a enregistré pour 2 M€ de prises de commandes, annonce en effet, ce jour, avoir levé 1,7 M€ auprès d’IRDInov, Aquiti Gestion, ACE Management avec l’appui d’Aquitaine Développement Innovation…

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